Mes sentiers dans Lourdes : à la découverte d’une belle inconnue


L’inconnue, vous l’avez compris, ce n’est pas Bernadette Soubirous. Elle, est connue dans le monde entier. Non, celle que l’on ne connaît pas, pas encore, c’est la ville même de Lourdes. Allez-y, faites comme moi : osez vous aventurer dans sa mémoire et son histoire, en suivant un circuit pédestre étudié pour vous faire entrer dans une autre dimension.

Un circuit pédestre ponctué de 11 panneaux évoquant l'histoire de la ville.

Un circuit pédestre ponctué de 11 panneaux évoquant l’histoire de la ville. Ici, la tour de Garnavie (et pas Gavarnie !), autrefois insérée dans les lignes de fortification.

De loin, Lourdes apparaît blottie contre les contreforts de la chaîne des Pyrénées. La plaine qui se déroule jusqu’à elle s’offre comme une main tendue.

Ce grand site de Midi-Pyrénées est accueillant en effet. Comment ne pourrait-il pas l’être avec ses 6 millions de visiteurs annuels ? Mais finalement, on ne perçoit la ville qu’en partie. On file droit vers les Sanctuaires et voilà Lourdes qui se dérobe, enrobée dans ses merveilleux atours d’églises et de basiliques.
Sa dimension sacrée est tellement éblouissante qu’elle éclipse le reste.

C’est avec l’idée lumineuse de faire sortir la ville de l’ombre que l’Office de Tourisme a mis en place le circuit pédestre « Lourdes au temps du Moyen Age ». Il se fait tranquillement, en 1h30. Un peu plus si vous visitez l’impressionnant château fort et son musée pyrénéen.
Avec des origines antérieures au XIème siècle, le château est la pièce maîtresse de ce parcours qui évoque grâce à 11 panneaux explicatifs, placés comme autant de petites touches, l’histoire de la ville.

Oui, Lourdes c’est aussi une belle histoire : comme cité antique placé au carrefour de voies romaines, résidence des comtes de Bigorre, verrou stratégique placé à la frontière avec l’Espagne, possession anglaise lors de la guerre de Cent Ans, forteresse militaire active jusqu’en 1795, …

Vers le château fort de Lourdes, point d'orgue du circuit.

Vers le château fort de Lourdes, point d’orgue du circuit. Dans son enceinte intérieure, un étonnant jardin exotique créé par la femme du premier conservateur du Musée des Pyrénées.

Du Quai Saint-Jean à la Rampe du Fort en passant par la rue de la Grotte et bien d’autres ruelles, vous allez entrer dans le cœur de Lourdes : son petit cœur tout de gris tendre vêtu, qui ne demande qu’à être compris et ausculté, tant il a vécu jusqu’à présent loin de vos yeux.
Vous l’entendrez palpiter ce cœur, au détour des ruelles qui grimpent gentiment en virages au flanc de la roche originelle sur laquelle est bâtie la ville.

Ruelles et venelles à travers Lourdes l'insoupçonnée

Ruelles et venelles à travers Lourdes l’insoupçonnée

Vous emprunterez des passages presque secrets, des venelles qui se terminent en escaliers, avec leurs maisons à galeries et volets couleur citron, gris bleu, vert sapin.
Vous dénicherez quelques belles demeures comme l’Hôtel de la Paix (le premier hôtel de Lourdes qui en compte maintenant 135 !) : ici faisaient halte, au XIXème siècle, les voyageurs qui s’en allaient aux thermes de Cauterets prendre les eaux.

A l’emplacement de l’ancienne chapelle St-Jean des Cagots, vous approcherez le mystère des Cagots, cette population victime de ségrégation du Moyen Age jusqu’au XIXème siècle.

Devant la tour du Garnavie et la tour de la Bonnette, vestiges des deux lignes de fortifications de la ville, vous rêverez au passé militaire de la cité mariale.

Dans le château fort, sur la plateforme supérieure que l’on nomme « le cavalier sud », vous ferez face à la toute-puissance des Pyrénées.
Vous survolerez la ville du regard. Vous verrez de très haut l’esplanade des Sanctuaires, le quartier où se pressent les hôtels et puis, tout au bas du château, les jardins suspendus et les sarcophages en provenance de l’église St-Pierre.

Et vous continuerez … Guidés par les panneaux comportant de courtes explications, des dessins et des photos anciennes, vous pourrez visualiser le quartier du Fort. Imaginez-le, avant que ses rues médiévales soient élargies, pour laisser passer les foules en calèches affluant en pèlerinage.
Vous ferez également revivre par la pensée l’église Saint-Pierre, disparue comme les anciennes voies gallo-romaines qui se croisaient autour de l’actuelle Place du Monument aux Morts.

Les différentes étapes du parcours « Lourdes au Moyen Age », que vous pouvez entamer par n’importe quel point, vous permettront d’embrasser les multiples témoignages qui font le vécu et l’âme de cette ville dont le destin a basculé avec Bernadette et les premières apparitions de la Vierge.

Venus du monde entier, les visiteurs en pèlerinage à Lourdes ont fait changé le visage de l'ancien "verrou du Lavedan".

Venus du monde entier, les visiteurs en pèlerinage à Lourdes ont fait changer le visage de l’ancien « verrou du Lavedan ».

La ville mariale et ses sanctuaires.

La ville mariale et ses sanctuaires, au bord du gave. Au centre, le château fort.

L’événement et ses répercussions ont été tels que le visage encore médiéval de Lourdes s’en est trouvé transfiguré pour toujours. L’intérêt du circuit est de remettre en perspective tout ce pan d’histoire, de lui redonner du relief et du sens. L’avant et l’après 1858 se trouvent pourtant mêlés étroitement, s’entrelacent et se télescopent. Vous croiserez en effet les panneaux d’un autre itinéraire : « Le chemin de vie de Bernadette », qui s’en va explorer les lieux où vécut la jeune fille.

Arrêtez-vous donc à Lourdes, poussez la porte de l’Office de Tourisme, demandez le dépliant des circuits pédestres. Votre balade prendra l’allure d’un jeu entre le visible et l’invisible, le réel et l’imaginaire, le sacré et le profane, la foule des Sanctuaires et l’intimité de la ville.


En pratique

Circuit "Le chemin de vie de Bernadette".

Circuit « Le chemin de vie de Bernadette ».

> Circuit pédestre « Lourdes au Moyen-Age » : évocation de Lourdes à l’époque médiévale en 11 points d’intérêt.
Itinéraire à télécharger ou à imprimer sur www.cirkwi.com. Dépliant disponible également à l’Office de Tourisme de Lourdes.

> Circuit pédestre « Le chemin de vie de Bernadette » : présentation de Lourdes au travers des lieux où vécut Bernadette Soubirous en 17 points d’intérêt.
Itinéraire à télécharger ou à imprimer sur www.cirkwi.com. Dépliant disponible également à l’Office de Tourisme de Lourdes.

Ces circuits sans difficultés sont réalisables en 1h30 environ.

> Si vous faites la balade en famille, vous pouvez vous procurer un complément intéressant avec les fiches Randoland « circuits enfants » : cela permettra à vos enfants de vous suivre en s’amusant avec ces jeux de piste dans la ville.

> Bientôt l’application mobile
Les supports de présentation (dépliant, panneaux) des circuits pédestres seront complétés d’ici l’été 2016 par une application mobile permettant d’accéder à des contenus enrichis : reconstitutions en 3D, témoignages sonores d’habitants de la ville, …

> Organiser votre visite ou votre séjour à Lourdes : Office de Tourisme de Lourdes – Place Peyremale – 65100 Lourdes – Tél 05 62 42 77 40 – www.lourdes-infotourisme.com

> En savoir plus sur les Hautes-Pyrénées : www.tourisme-hautes-pyrenees.com

 

 

2 réponses

  1. Tour de Guigne ou de Garnavie (erreur sous la photo) : Rue du Garnavie. Tour d’observation (d’où son nom) d’environ 15 mètres de haut, du XIIIe siècle. Elle est le plus souvent appelée tour du Garnavie, car à proximité, dès le XIIe siècle, se trouvait une dépendance de la commanderie de Gavarnie appartenant aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Garnavie venant de la déformation de Gavarnie.
    Elle est un vestige de l’ancienne fortification armée de 9 tours (d’après E.Duviau) qui défendaient la ville. Sur le flanc Est, se voit encore l’empreinte de la liaison avec l’enceinte disparue. En 1773, le maire de la ville, J.-Picqué devant la vétusté de ces tours décidait d’en raser quatre : la Cléda ou Clèdes (près de la place du Marcadal) la Lindro, la tour de l’Horloge et la tour de Guigne. En 1775 les démolitions sont terminées, mais demeurera la tour de Guigne pour une raison qui nous est inconnue. Le guide Adolphe Joanne de 1880, l’appellera la tour des Anglais (?).

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